[bgsombre] Halisstrad

Ici se trouvent les BGs des héros décédés, paix à leurs âmes.

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Halisstrad
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[bgsombre] Halisstrad

Message par Halisstrad » lun. 24 mai 2010 à 00h56

Nom : Siks Lorulm
Prénom : Halisstrad
Age : 153 ans (soit environ 20 ans)
Sexe : Féminin
Race : sombre
Classe : Magicienne du vent

Croyances : Animiste
Langues parlées : Sombre et commun
Descriptions (physique/morale) : une chevelure d’un blanc éclatant, qu’elle préfère remonter en un chignon négligé au creux de sa nuque, les yeux d’un vert sombre hérités de sa mère
Autres (particularités) : aucune


Le REVE


Le souvenir était si intense dans sa mémoire qu’elle en rêvait encore la nuit...toutes les nuits.

Du sang…du sang dans toute la demeure ! !
Aucun bruit….pas même celui du feu dans l’âtre ! !
Elle hurle :
-Sinjin ?
Aucune réponse ! !
Elle court dans toute la maison, affolée, le regard est hagard, son pouls battant à une vitesse folle.
Elle monte à l’étage de la demeure, vers la chambre de sa sœur…Personne !
Elle inspecte les autres chambres…Toujours personne ! !
Elle se rue à l’extérieur, manquant de tomber en glissant sur une flaque de sang.
Elle hurle de nouveau :
- Sinjin ?
Sa voix traduit une angoisse de plus en plus intense.
Elle ne peut s’empêcher d’imaginer le pire.
Elle se dirige vers la grange, ouvre la porte à la volée et se met à hurler ! !
- Non….
Elle aperçoit sa mère, allongée dans le foin, la jupe relevée, la gorge tranchée.
Sa vue se brouille par les larmes, elle s’agenouille près de sa mère, comprenant qu’elle ne peut plus rien pour elle. La douleur est insoutenable.
Elle la serre contre elle, hurlant de douleur.
Soudain, un tout petit chuintement se fait entendre.
Elle cherche vainement du regard d’où provient ce bruit.
La grange est plongée dans la pénombre, elle ne voit rien.
Elle se lève.
Elle se surprend à empoigner la faucille de son père, accrochée à une des poutres.
Elle demande :
- Qui est là ?
Elle s’enfonce dans l’obscurité.
Elle entend un souffle.
- Qui est là ?
Ses yeux, maintenant habitués à l’obscurité, découvrent l’horreur qui sera à jamais gravée dans sa mémoire de petite fille.
Elle hurle :
- Sinjin ! ! ! NON ! !
Elle se précipite vers sa sœur, les larmes lui brouillant la vue.
Sinjin git sur le plancher.
Sa robe est relevée, ses cuisses sont maculées de sang.
Elle prend Sinjin dans ses bras.
Elle lui murmure :
-Qui ? Qui a fait ça ?
Sinjin lui répond mot par mot, la respiration cahotique.
- Des… humains…Ils étaient …. Quatre.
Sinjin sanglote :
- Je …n’ai …rien pu …faire…
La voix de Sinjin se fait inaudible…
Elle tend l’oreille tout près de la bouche de Sinjin, qui tente de poursuivre.
- Ils …étaient …tous …habillés…pareil…
Elle regarde sa sœur.
Sinjin lui dit :
- J’ai …mal…si mal …
Sinjin ferme les yeux, à bout de force.
Elle lui dit, précipitamment :
- Sinjin… Ouvre les yeux !
Sinjin s’exécute, après un effort surhumain.
Elle lui demande doucement, en lui caressant le visage :
- C’était des militaires ?
Sinjin fait non de la tête et tente d’ouvrir la bouche.
Aucun son n’en sort.
- Des gardes ?
Sinjin acquiesce, son visage se crispant de douleurs.
Elle la serre tout contre elle.
Sinjin pousse un cri.
Ce sera le dernier.
Elle se met à crier :
- NON ! !
Sur son visage, la douleur et le désespoir font place à une haine inextinguible.
- Je vous vengerai…Je vous le promets.




Ce rêve était récurrent, il ne la quitterait que lorsque sa promesse sera tenue.
Longtemps, elle chercha son père. Elle finit par le retrouver dans la forêt qui s’étendait derrière la maison parentale… Il avait été pendu, sans autre forme de procès.

Elle partit sur les chemins après avoir enseveli les corps de ses parents et de sa sœur.
Son destin était scellé…
La promesse serait tenue….coûte que coûte.


[HRP] A suivre [/HRP]
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Re: [bgsombre] Halisstrad

Message par Halisstrad » mer. 14 juillet 2010 à 18h49

VENGEANCES


Halisstrad se faisait discrète. Arrivée depuis peu dans cette ville de Giran, elle portait des vêtements sobres, voire sombres. Personne ne l'avait remarquée et c'est bien ce qui la rassurait le plus.
"Ne pas paraitre...voire même disparaitre aux yeux de tous, de chacun...hormis ces humains, susurra-t-elle, pour elle-même."
Son instinct, ou plutôt celui de sa soeur, nul ne pourrait expliquer comment, elle savait, était la plus sûre des armes. Elle passait son temps à les espionner, à noter chacun de leurs gestes, chacune de leur rencontres, afin de "frapper" au plus sûr moment...
Sa première "proie" se prénommait Anakhen. Elle provoqua leur première rencontre de façon qui aurait paru fortuite à n'importe qui. Il s'y laissa prendre sans aucune méfiance."Leur" instainct ne l'avait pas trompée. Il était bien garde à Giran.Elle dissimula un sourire carnassier quand il le lui dit de vive voix, lors d'une des nombreuses ballades en Elmoraden.
Son plan s'échaffauda rapidement dans son esprit, mais la voix de Sinjin, tout au fond d'elle lui ordonnait de ne pas se laisser aller à ses intincts destructeurs.
Elle accepta par maintes fois de le retrouver. Elle avait endossé le rôle de la "petite provinciale" débarquant à la grande ville, un peu naïve voire même légèrement idiote afin qu'il ne soupçonne quoi que ce soit. Elle se fit plus délurée au fil de leurs rencontres, laissant échapper de temps en temps un regard provocateur, un sourire charmeur. Anakhen semblait sous le charme.
Puis vint le soir où elle devait "passer" à l'acte. Elle se rendit en leur lieu de rencontre. Elle patienta durant quelques heures. Personne ne vint...
Elle ne fit rien pour le retrouver. Elle savait qu'un jour ou l'autre, elle le retrouverait.
Et là...ce serait la fin...

Giran grouillait d'humains. Le choix n'en était que plus difficile mais tellement plus excitant.
Mais cette fois-là, "leur" instinct ne lui fut d'aucune utilité. C'est lui qui vint à elle.
Il paraissait bien jeune mais autrement plus dissert qu'Anakhen.
Il avait ce côté à la fois distant et proche qui la déconcertait. Il ne lui était pas indifférent, mais elle savait qu'au fond d'elle-même, elle devait se méfier de lui....
Alors qu'elle commençait à élaborer son plan afin qu'il tombe sous son charme, c'est elle qui fut "prise au piège".
Elle le soupçonnait d'avoir touché du doigt ce qu'elle mijotait. C'était trop dangereux... La voix de Singin le lui criait, elle l'ignorait ouvertement.
Il était une source d'énigmes, de mystères...il lui fallait comprendre cette nature... Il lui semblait essentiel de le savoir. Elle n'aurait su dire pourquoi.
Il était aussi source d"apprentissages. Il lui permettait d'affiner "leurs" armes, armes qu'elle destinait à "leurs" proies. Elle apprenait vite, que ce soit pour attirer les humains ou pour les repousser quand cela semblait plus que nécessaire.
Elle savait qu'il n'était pas l'un d'entre eux. Il n'en avait ni la carrure, ni la grossièreté, ni même leur bétise. Non...il était la Source. Mais elle doutait d'en connaitre la raison.
Elle finit par s'éloigner de lui, plus par obligation que par méfiance. Il était capable de la faire se découvirir et cela lui était impensable...
Elle savait qu'elle le reverrait...un jour..."Leur" instinct, lui, en était persuadé.

Les "rencontres humaines" furent nombreuses mais bien vite, totalement insignifiantes. Elle poursuivait ses entrainements afin de savoir pouvoir compter sur sa magie, si le besoin s'en faisait sentir.
Elle progressait vite, sûrement, implacablement. Elle ne pouvait compter que sur elle-même et, souvent, Sinjin était là quand elle pêchait par arrogance.
Dernière modification par Halisstrad le sam. 3 décembre 2011 à 22h20, modifié 1 fois.

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Re: [bgsombre] Halisstrad

Message par Halisstrad » dim. 12 septembre 2010 à 23h44

L'EPREUVE


"Ne pas flancher...Lui montrer de quoi je suis capable...Ne rien laisser paraitre...".

Halisstrad ferme les yeux, prend une longue inspiration.

Elle sourit à l'humain, qui la regarde, l'air sûr de lui et de son statut.
"Permettez nous de rester ici, à nous reposer un peu. Je vous en conjure...
Voyez..., elle montre la sombre qui s'est adossée à un arbre, elle est épuisée.
Et le garde humain de lui répondre:
"Je n'ai pas le droit de vous laisser passer et encore moins de vous laisser ici, pour faire une pause. C'est interdit par mon chef, répond sèchement le soldat.
- Mais nous n'en avons que pour très peu de temps, je vous en conjure.
- Nan mais, vous ne comprenez pas...C'est moi qui va m'faire attraper si le chef sait que vous êtes encore là.
- Mais, il n'en saura rien, je vous le promets . Et Halisstrad de se parer de son plus beau sourire tout en remontant le haut de sa tunique qui ne cache pratiquement rien de "ses charmes".
Elle lui demande d'une voix suave, en passant le bout de sa langue sur ses lèvres.
"C'est quoi votre petit nom, Capitaine?
Le soldat, ne quittant pas le décolleté de la sombre, déglutit difficilement:
- Je n'ai pas à vous le dire et pis, je ne suis pas capitaine, sinon, ça se saurait, surtout mon porte-monnaie. Je suis sergent, sergent Caille-Bœuf, pour vous servir.
Puis se rempourprant, s'apercevant qu'il a donné son nom:
-Allez, circulez...J'ai des ordres, moi. J'dois les appliquer.
- Non, ne me dites pas que vous n'êtes que Sergent, avec votre carrure et votre air intelligent, vous devriez être capitaine, j'en suis certaine.
Elle lui sourit et réajuste son bustier, de nouveau.
-Ah...vous croyez... ?, bafouille le soldat .Z'êtes gentille, vous au moins... Pas comme le capitaine qui dit que je suis bête à manger du foin. Mais c'est pas vrai, je le sais...
- Non vous n'êtes pas bête, loin de là. Je penserais même que vous êtes une personne pleine de bon sens, ça se voit ...
- Si vous l'dites, j'vous crois. Le sergent reluque la sombre d'un œil concupiscent et de poursuivre:
- Mais bon là faut que vous partiez, sinon, ma promotion, j'vais m'asseoir dessus, moi, c'est sûr !
Halisstrad s'approche du sergent et montre celle qui l'accompagne:
- Elle s'est endormie... Elle ne nous entend pas...
Elle pose ses mains sur le bras du soldat et reprend d'un ton presque inaudible mais plein de douceur suave:
- Auriez-vous un petit moment à m'accorder?
Caille-Bœuf la regarde, n'osant espérer ce qu'elle lui promet. Puis la réalité reprenant le dessus, il la repousse violemment.
- Reculez...
- Ne soyez pas si dur avec moi, sergent, je vous propose juste une petite promenade, non loin, désignant un bosquet un peu plus loin.
- Nous serons bien ...Toi et moi, à l'ombre des buissons.
Elle lui prend doucement la main et l'entraine.
Le soldat, pris au dépourvu se laisse guider. Il la suit, obnubilé par la chute de reins de la sombre. Il passe une langue nerveuse sur ses lèvres, ses mains commencent à être moites et sent ses sens prendre le dessus.
- Z'êtes vraiment belle ,M'dame...
-Et je peux aussi être très gentille avec les personnes qui le sont avec moi, mon petit Sergent.
Elle le fait asseoir à l'ombre du buisson et lui prend son arme qu'il avait entre ses mains depuis le début de la conversation. Comme sous emprise d'une quelconque drogue, le soldat se laisse faire sans se rendre compte du danger.
- Laisse toi faire, je m'occupe de tout.
Elle commence à déboutonner l'uniforme du soldat. La sueur roule sur le visage rougeaud de Caille-Bœuf. Elle le pousse assez violemment et lui arrache sa ceinture.
- Dis moi que tu aimes être attaché...
Elle passe derrière lui et lui attache les mains sans attendre la réponse.
- Je ...je ... , bredouille-t-il.
Elle fait le tour du soldat, s'agenouille devant lui, les cuisses écartées et lui prend le visage entre les mains, l'approchant de son opulente poitrine.
- Je vais te faire le grand jeu...tu es si gentil...
Le soldat, comme hypnotisé, se détend comme fasciné et impatient de ce qui va suivre.
Halisstrad, de ses deux mains plaquées de chaque côté du visage de l'humain, l'approche entre ses seins et fait tourner sa tête d'un coup sec.
La sombre, restée près de l'arbre entend un craquement caractéristique.
Halisstrad se lève, un rictus victorieux sur les lèvres et se tourne vers celle qui s'approche.
- T'ai-je convaincue? Un sourire malsain fuse de la gorge de l'autre sombre.
- Ce n'est pas moi qu'il faut convaincre, c'est Elle. Viens, je te mène près d'elle.

Halisstrad n'aurait pu rêver rien de mieux depuis qu'elle avait rencontré cette sombre.
Très vite, Halisstrad s'était aperçu de sa haine des humains, même si elle le cachait bien.
Dès lors, Halisstrad avait rencontré celle que l'on ne nomme pas.
Chaque rencontre avait été une étape décisive. Il lui avait fallu cacher la présence de Sinjin tout au fond d'elle, mais elle savait que sa quête ne pouvait aboutir que grâce à eux.
Elle avait assisté à une "mise en scène" à laquelle elle n'avait pas tout compris, du mois pas autant qu'elle l'aurait souhaité. Là-bas, elle y avait rencontré des êtres tous aussi dissemblables les uns des autres.
Parmi eux se trouvait ce jeune humain. Il lui fit comprendre qu'il l'avait reconnue, mais elle ne voulait rien laisser paraitre. Aucun faux-pas ne pouvait la détourner de son but.
Elle avait même participé à l'enlèvement d'une famille, aux côté de celle qu'on ne nomme pas et du Seigneur. Elle en avait éprouvé un sentiment réconfortant, et même du plaisir.
Arrivés au château, Elle lui tendit un morceau de fer, le blason du clan. Halisstrad l'accepta sans un "merci, sans même un sourire.
Désormais, elle faisiat partie de ceux, qui, comme elle, faisaient régner le chaos, au sein des humains.

Spoiler:
[HRP]: Mise à jour pour clantage au sein du Trinitium. [/HRP]
Dernière modification par Halisstrad le sam. 3 décembre 2011 à 22h20, modifié 1 fois.

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Re: [bgsombre] Halisstrad

Message par Halisstrad » jeu. 20 octobre 2011 à 23h04

EVOLUTION

Haliss -c'est désormais ainsi qu'on la nommait au sein du clan- avait, enfin, trouvé sa place.
Les missions se succédaient. Elle les acceptait uniquement de la Sorcière, pour qui, paradoxalement, elle obéissait quasiment de façon aveugle. Elle les avait toutes menées à bien même si, pour cela elle devait user de « ses charmes ».
Quelque part, elle admirait cette souveraine qui avait su lui faire confiance.

Un jour au détour d'un chemin, elle vit Eileen s'entrainer avec deux fines épées. Elle l'observa de longues heures « danser », admirant sa souplesse, sa rigueur, sa grâce.
Elle attendit patiemment qu'elle finisse son entrainement et osa l'aborder.
La Sorcière la regarda d'un air désabusé.
« Tu n'as rien d'autre à faire que de m'espionner? ». Le ton était sec, presque coupant mais Haliss ne se laissa pas impressionnée. Elle la connaissait depuis longtemps, maintenant et elle la savait, que malgré son air revêche, elle pouvait compter sur Elle. Elle lui répondit d'un ton assuré mais empreint de respect.
« J'aimerais apprendre. »
Elle n'en dit pas plus, elle savait que c'était inutile.
La souveraine la fixa dans les yeux, elle put y lire de la détermination.
« Soit », lui répondit-elle, un mince sourire sarcastique sur les lèvres.

L'entrainement commença sur le champs et, après plusieurs heures sans interruption, la robe d' Haliss s'imprégna du sang de plusieurs blessures. Elle ne se plaignit pas, elle serra les dents, essoufflée, fourbue mais déterminée à poursuivre.
Les séances se faisaient à l'insu du clan, non pas pour le leur cacher, mais par fierté. Haliss n'aurait pas supporté leurs critiques et encore moins leurs reproches.
Un jour, elle leur montrerait de quoi elle était capable et pas uniquement, grâce à ses « atouts physiques ».

Spoiler:
[HRP] MaJ pour sub blade dancer. [/HRP]



Le rendez-vous était pris.
La Sorcière la convoqua au château.
"Tu es devenue fort douée avec tes doubles lames, Haliss. Mais tu dois poursuivre tes efforts.
Désormais, l’alliance a besoin de tout le potentiel qu'on puisse lui fournir.
Haliss acquiesça sans rien dire, ne laissant paraitre aucun sentiment sur son visage.
Mais, en son for intérieur, la voix de sa sœur, Sinjin, lui susurrait d'être sur ses gardes. Elle n'en tint pas compte.
Comme le lui avait appris Shalynka, elle avait fini par la contrôler, même si, parfois, Haliss semblait ne pouvoir lutter.
Eileen poursuivit:
- J'ai donc décidé de t'envoyer à Goddard afin de rencontrer Drathir. Elle est le médecin-conseillère du Prince Leo.
- Soit. Mais que devrais-je y faire?
La Souveraine le regarda longuement.
- J'ai bien des projets pour Toi. Mais tout viendra en son temps. Elle t'apprendra la médecine.
Haliss ne put s'empêcher de grimacer. Impassible, Eileen n'en tint pas compte.
- Qui est-elle? Demanda Halisstrad, quelque peu décontenancée d'être envoyée loin de celle sur laquelle devait veiller jour et nuit.
- Je te laisse le découvrir. Un fin sourire se dessina sur les lèvres de la Souveraine.Et je ne te dirai qu'une seule chose. Fais ce qu'elle demande et vite.
Elle aura très bientôt besoin de toi. Il semblerait que Rune soit sous le coup d'une épidémie.
Quelle meilleure chose pouvait arriver ! Une lueur de malice brillait dans les yeux de la Sorcière.
- Soit, je ferai selon tes désirs, lui répondit Halisstrad, le menton relevé en signe de défi. Autre chose ?
-Non, tu peux y aller dès maintenant. La Souveraine détourna les yeux, afin de cacher un très léger sourire.
Si...Se reprit-elle.
Mais nous en reparlerons quand tu reviendras."

Halisstrad quitta le château sur le champs. Elle aurait aimé en parler à Liara, mais elle ne la trouva pas sur son chemin. Malgré elle, elle en fut chagrinée.

Spoiler:
[HRP] Mise à jour pour sub shilien elder [/HRP)



Ses compétences s'amélioraient de jour en jour, de semaine en semaine, de mois en mois.
Haliss appréciait de plus en plus la magie. Elle excellait dans celle du vent et elle avait fini par acquérir une maitrise quasi parfaite, à tel point qu'elle se demandait comment l'améliorer.

Elle découvrit dans un vieux coffre au château de Schuttgart, où elle découvrit un vieux grimoire.
Il parlait d'une magie dont elle ne connaissait rien.Elle finit par s'adosser contre le coffre et s'absorba dans la lecture du vieux livre. Malgré l'épaisseur du livre, elle finit par le refermer au bout de plusieurs heures.
Il faisait froid, elle avait faim, ses yeux lui piquaient tant la fatigue croissait au fil des heures.
Elle avait enfin trouver ce qu'elle cherchait et qui complèterait à merveille ses autres talents.
Ce vieux grimoire expliquait l'invocation de certains esprits. Elle se surprit à penser qu'elle saurait tôt ou tard rappeler certaines magies grâce à ses nouveaux dons.

Elle se dit que tenter l'expérience pourrait lui apporter ce qu'elle cherchait.
L'avenir le lui dirait.

Spoiler:
Mise à jour pour sub phantom summoner
Dernière modification par Halisstrad le sam. 3 décembre 2011 à 22h19, modifié 1 fois.

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Re: [bgsombre] Halisstrad

Message par Halisstrad » sam. 3 décembre 2011 à 22h19

LIBERTE, Mon amour....


Haliss avait eu l’impression d'avoir été "quelqu’un" dans le Trinitium.
Elle avait toujours pensé qu'elle resterait dans l'ombre afin de mener à bien ses projets.
Elle lui avait fait miroiter qu'Halisstrad pouvait être "utile" en la nommant Conseillère, mais c'était pour mieux la museler, la manipuler.
"Quelle grossière erreur, pensa-t-elle."
Haliss avait su donner de ses charmes, elle avait su tuer l'Ennemi, lors de cette guerre, somme toute irrémédiable, elle avait su ressentir de la haine, aussi, elle avait cru changer de tempérament, mais désormais l'aventure s'arrêtait là.

Elle avait cru connaitre l'amour, mais la vie n'est qu'illusion.
Pourtant, cette "illusion" lui joua un tour qu'elle n'était pas prête d'oublier. La rencontre sa fit le plus simplement du monde, et c'est le plus simplement du monde qu'elle lui donnerait sa vie, s'il le fallait.
La Sorcière ne l'entendait pas de cette oreille et c'est lors de cette réunion à Gludio, qu'Haliis le comprit. Elle décida qu'elle séparerait celles qui ne se quittaient plus.
Halisstrad lui tint tête, elle suivrait celle qu'elle avait choisie.
Elle savait qu'un jour, elle le paierait mais elle ne pensait pas que ce fut aussi rapidement.
Apparemment Kaelynn avait voulu lui donner sa chance, elle l'avait saisie et les évènement du moment lui permirent de faire ses preuves.
Un conflit à Heine était en passe de trouver une solution par les armes. Dame Kroman lui en fit part. Elle décida de prendre les choses en mains. Elle se devait de ne pas décevoir Kaelynn. Un rendez-vous fut convenu entre Kroman et la reine de Schuttgart. Haliss accompagna l'Adrielle, jusqu'au château. Là, la sorcière lui fit comprendre que sa place n'était pas au château.
"Elle tenait sa vengeance, pensa Haliss" . Et l'humiliation fut telle, qu'elle ne put que lui tenir tête, une fois de plus...Une fois de trop.

La convocation à Gludio ne tarda pas. Haliss la reçut le soir même de la victoire de Kroman contre l'autorité en place.
Elle écouta sans broncher les reproches de Kaelynn, alors qu'elle souffrait en silence. La bataille avait été rude. A maintes reprises, elle était tombée sous les coups, mais à chaque fois, elle s'était relevée par la main tendue de celle qui, désormais partageait sa vie.
Les questions furent posées, elle y répondit le plus sincèrement qu'elle put. Mais la sentence tomba : des excuses sinon la prison.
Son choix fut vite fait. Elle ne voulait plus, désormais subir l'humiliation extrême. Elle quitta le château de Gludio, la tête haute, avec un tel sentiment de liberté dans sa tête, qu'elle en eut le vertige.
Elles n'auraient plus à se cacher.

Spoiler:
[HRP] Mise à jour pour déclantage du Trinitium. [/HRP]
Dernière modification par Halisstrad le dim. 16 juin 2013 à 18h57, modifié 2 fois.

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Re: [bgsombre] Halisstrad

Message par Halisstrad » mar. 4 juin 2013 à 14h55

Le goût amer de la VENGEANCE …



Elle regarda Drahocene dans les yeux.
" Tu es sûre de toi ?, lui rétorqua Haliss.
- Tu ne vas tout de même pas te laisser manipuler encore et encore et ce jusqu'à la fin des temps ? Regarde toi, tu n'es que l'ombre de toi-même. Elle ne doit pas t'empêcher de vivre !

Haliss pencha la tête sur le côté, une profonde tristesse voilant son regard. Elle finit pas fermer les yeux, ne voulant pas laisser entrevoir cette mélancolie qui l'envahissait. Mais Draho n'était pas dupe, elle avait vu ce qu'elle voulait lui cacher et elle serra les poings.

Elle se reprit, ne voulant pas paraître indécise devant, celle qui, désormais, partageait sa vie. Elle adressa un sourire à Drahocène des plus convaincants.
- Soit, je sais qu'il me faut l’affronter de nouveau mais Elle ne pourra rien contre moi... parce que Tu es là, mon « ange ».
Le dernier mot fit sourire Draho, comme à chaque fois qu'Haliss le prononçait.
- Mais cette fois, j'y vais seule, reprend Haliss. Je ne rentrerai pas tard, je te le promet.
Drahocène darda son regard sur sa compagne sans rien dire. Elle savait qu'Haliss risquait sa vie en se rendant au château, mais elle ne ferait rien pour la retenir. Il fallait que sa compagne s 'affranchisse de la Sorcière … Question d'honneur et de fierté !
Haliss lui adressa son plus beau sourire et, plus déterminée que jamais, se rendit à Schuttgart.
Elle savait que la partie n'était pas gagnée d'avance, loin de là, mais sa liberté était à ce prix.

Elle arriva sur la place de Schuttgart par la passeuse et, d'emblée, malgré le froid, elle perçut telle une chape de plomb, l'ambiance qui y régnait.
Des soldats courraient partout, criant, hurlant même. Des ordres fusaient de partout. Elle tenta d'en savoir plus en essayant de parler aux gardes, mais aucun d'eux ne semblait la voir.
Haliss, évitant la cohue descendit lentement la première volée de marches vers la rue menant au château, puis la seconde et s'arrêta brutalement au milieu de celle-ci.
Le spectacle qui s'offrait à ses yeux parut irréaliste. Un énorme édifice arrondi fait de pierres se tenait au milieu de la route enneigée. Un « œil » rouge sang semblait flotter au-dessus de ce qui paraissait ressembler à un bassin rempli de sang bouillonnant.
Son regard se posa sur un corps étendu tout à côté. Rapidement, elle finit de descendre la volée de marches et s’agenouilla auprès du corps, désormais sans vie.
L'air aux alentours était comme chargé d'électricité mais bizarrement, Haliss ne semblait pas en être affectée. La voix de Sinjin se manifesta subitement :
- IL était là … Et c'est un démon d'une telle puissance. La voix semble presqu'excitée puis reprenant lentement. Je n'ai jamais rien ressenti de tel … . Puis plus rien.
Haliss avança une main vers le front de Celle qu'elle aurait dû affronter. Un goût amer dans la bouche, elle se redressa. Elle ne pouvait plus rien pour elle, désormais. On lui avait volé sa vengeance et elle ne savait pas si elle devait s'en réjouir ou se morfondre.

La Sorcière n'était plus …

Quand Haliss regagna le village des Chasseurs, elle entra dans sa maison sous les frondaisons, espérant y retrouver Drahocène. Elle trouva un message laissé sur leur lit, un bijou posé dessus.
« Ma démone,
j'ai dû partir précipitamment.
Ne cherche pas à en savoir plus, tu serais en danger.

Je reviendrai, je te le promets.
Je t'aime plus que tout.

Aucune signature, sinon, cette magnifique bague.
Haliss la regarda, des larmes roulant sur ses joues, la mit à son annulaire de la main gauche et s'affala sur leur lit, serrant le billet.
Dernière modification par Halisstrad le dim. 16 juin 2013 à 18h57, modifié 1 fois.

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Re: [bgsombre] Halisstrad

Message par Halisstrad » dim. 16 juin 2013 à 19h10

En quête de Toi … En quête de Moi ...



Contre toute attente, Haliss n'en fit qu'à sa tête. Elle remua ciel et terres afin de retrouver celle qu'elle aimait par-dessus tout. Mais Drahocène n'avait rien laisser au hasard....
Aucune trace, aucun détail... Rien !
Et c'est le cœur lourd et rempli d'amertume, qu'elle abandonna, non sans laisser dans les endroits qu'elles avaient partagés et aimés, des signes afin, qu'un jour, elles puissent de nouveau être réunies.

Haliss, désormais, ne voulant plus vivre seule dans Leur maison, se réfugia à Rune, en en laissant , la jouissance à Lunalath.
« Ca le changera de sa cave, se dit-elle, avec un sourire triste»

Le Prime Amiral Hoel et Aztothe lui louèrent une maison dans le haut de Rune, après bien des tergiversations.
Désormais, elle aidait Narya, une jolie kamaelle, à l’hôpital. Et pour oublier, elle s'échinait à la tâche, s'y jetant corps et âme. Son sourire lui revenait parfois, quand elle apercevait le fils de Narya.
Aztothe lui tenait, de temps en temps, compagnie, mais sa vie, malgré tout n'avait plus guère de saveur.
Seul, son travail lui importait, même si certains soirs, seule dans son appartement à Rune, devant le spectacle du feu dans la cheminée, son esprit s'égarait et l'espoir de la revoir un jour renaissait.
Et de nouveau, les larmes s'échappaient.
Elle luttait, elle ne voulait pas sombrer dans le désespoir.

Elle semblait ne vivre que pour ses patients et parfois, le peu qui lui restait de temps libre, elle lisait tout ce qui lui tombait sous la main à la bibliothèque de Rune. Son accès y était restreint, seuls certains ouvrages lui étaient prêtés.
Parfois, elle passait au village des Chasseurs pour voir ce que devenait Lunalath . Elle l’aimait bien cet elfe, malgré son caractère et sa personnalité plus que bizarres. Ils se retrouvaient à boire un verre à la « Taverne du Ch'nord », où Tobias, toujours fidèle au poste, la reluquait avidement.
Elle l'envoyait gentiment « promener » et il battait en retraite.

C'est là-bas qu'elle fit la connaissance de Davion.
« Encore un humain, maugrée Haliss. Tobias devrait « épurer » les clients de la taverne. Ca devient vraiment n'importe quoi ! »
Elle feignit ne pas le voir afin d'éviter tout problème. Elle n'était pas en état de devoir « palabrer » avec ce guerrier.
Pourtant, tel ne fut pas l'avis de l'humain qui s'installa tout à côté d'elle. Il empuantissait l'air au comptoir de son haleine alcoolisée. Pourtant, il ne semblait pas saoul. Elle détourna le regard et se boucha le nez. Elle regarda son verre de rhum et le lampa en une goulée afin qu'il ne le contamine avec ses postillons.
« Je t'en offre un autre ? La voyant reposer son verre vide.
- Ce ne sera pas utile, lui répondit-elle d'un ton bourru.
Il posa ses coudes sur le comptoir afin de mieux l'observer et émit un petit rire.
- Pas facile la vie, hein ? Souriant.
Elle lui décocha un regard qui aurait découragé la plupart de la gente masculine. Mais Davion ne paraissait troublé le moins du monde.
Il héla la serveuse et commanda deux rhums. Haliss leva les yeux au ciel et soupira.
- Tu veux mourir avant ou après ?
Davion la regarda et un sourire espiègle lui éclaira le visage.
- Tu te prends pour le centre du monde, la Sombre ? Ces verres sont pour moi, éclatant de rire.
Haliss, prise au dépourvu, détailla l'humain, grimaçant. Il ne semblait pas être garde, au vu de son équipement mais elle se devait d'en être sûre.
- T'es garde ? Sans un sourire.
- En quoi ça te regarde, Et toi, t'es milicienne ?
Elle lui décocha un regard mauvais. Il commençait sérieusement à l'agacer. Et d'un ton péremptoire, elle lui rétorqua :
- Ouais, ça doit être ça !
Elle déposa quelques pièces sur le comptoir et s'apprêta à quitter la taverne. Tobias arriva pour prendre la monnaie et lança un regard sans équivoque à Haliss.
- Tu pars déjà, Sinjin ? Sur un ton doucereux.
Elle foudroya le tavernier d'un regard qui en disait long et lui répliqua :
- Tob, tu ne pourrais pas fermer ta grande gueule de temps en temps !
Il se ratatina sur lui-même, évitant de regarder la sombre dans les yeux. Il savait qu'il en avait trop dit.
- Euh … Rougissant comme une gamine. J' dis ça, j'dis rien, hein ! Et je t'offre un verre, tiens, bredouillant de confusion.
- Toi au moins, tu sais parler aux femmes, lui répliqua-t-elle, non sans jeter un regard appuyé vers Davion.
Il lui posa un verre de rhum devant elle qu'elle but d'un trait.
Davion regarda la sombre, amusé et vers Tobias :
- Mets m'en deux aussi.
- Fais d'abord voir ton argent, étranger.
L'humain sortit quelques pièces d'une bourse et les posa sur le comptoir.
- Ca te suffit ?
Tobias acquiesça et s'en fut vers la serveuse.
- Sers lui ce qu'il veut, dit-il d'une ton intéressé. Moi, je file me pieuter. Et n'oublie pas de fermer la boutique. La serveuse hocha la tête puis le regarda partir.
- Ben voyons, comme d'hab ! Maugréa-t-elle. Elle apporta les deux verres qu'elle posa devant Davion. Il en poussa un devant Haliss sans mot dire.
- T'es lourd, l'humain !
- Et toi, tu as la descente d'un charretier et ça, ça m'plait !
Elle ne put réprimer un sourire, malgré tout.
- Voilà qui est mieux, hein !
- Ne te crois pas tout permis parce que j'accepte un verre, l'humain !
- Je m'appelle Davion et non, je ne suis pas un garde, je suis mercenaire. Et toi ? T'es une milicienne ?
Elle prit le verre et l'avala, à nouveau d'un trait, presque rassurée.
- En ai-je l'air ? Je suis Sinjin et je suis médecin.

La taverne ne ferma pas ses portes de bonne heure, cette nuit-là, mais les poches de Tobias se remplirent un peu plus que les autres soirs.
La serveuse finit par les mettre dehors tant ils étaient fins saouls.
La rumeur dit qu'ils dormirent dans la ruelle derrière la taverne, collés l'un à l'autre dans le froid de Schuttgart.
A la plus grande surprise d'Haliss, Davion devint un ami sur qui elle pouvait désormais compter.
Ils se retrouvaient souvent à la taverne du Ch'Nord avec Lunalath, notamment et ils buvaient jusqu'à pas d'heure.
Sa vie finit par être moins monotone, voire intéressante. Surtout quand elle rencontra cet elfe, qui devait changer sa vie à jamais.
Dernière modification par Halisstrad le sam. 12 octobre 2013 à 16h31, modifié 1 fois.

Halisstrad
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Re: [bgsombre] Halisstrad

Message par Halisstrad » sam. 22 juin 2013 à 19h32

Oren … Mon Amour



Qui était-il ?
Pourquoi son regard s'était-il posé sur lui ?
Pourquoi se sentait-elle attirée par un elfe ?

Haliss haussa les épaules, ne trouvant aucune réponse. Accoudée au comptoir de la taverne du Ch'Nord, malgré tout, elle ne cessait de l’observer à la dérobée.
« Un elfe ! Se morigéna-t-elle, pour elle-même »
Tobias lui jeta un regard appréciateur, elle l'ignora royalement, comme à son habitude, en poussant un petit soupir.
Son regard s'attarda de nouveau sur celui que le rumeur désignait comme un traître. Lentement, le regard vert pailleté d'or de l'elfe croisa le sien. Malgré elle, elle baissa les yeux. Désappointée, elle posa quelques pièces sur le comptoir et sortit, sans un mot.

Le froid de Schuttgart l'enveloppa tel un doux manteau et la ramena à la réalité. Alors qu'elle s'apprêtait à quitter la ville par la passeuse, elle entendit des pas crissants sur la neige immaculée de la place. Elle se raidit. On la suivait. Elle ne laissa rien paraître mais, aussi discrètement que possible, elle sortit la fine dague qu'elle cachait au creux de son décolleté.
« A Rune, demanda -t-elle à la passeuse »
Celle-ci n'eût pas le temps de s’exécuter que déjà, Haliss se retournait vers l'opportun, dague à la main prête à faire son office.
Elle suspendit son geste, lorsque son regard croisa le sien.
Une foule de questions l'assaillit de nouveau, ne comprenant pas pourquoi son instinct de prédatrice l'avait empêcher de frapper.

« Que me voulez-vous ? D'un ton sec, presque péremptoire.
- Je pourrais vous poser la même question, lui répondit Ilsendir. Le ton est calme et mesuré. N'est-ce-pas vous qui m'observiez, il y a quelques minutes, à la taverne. La remarque était loin d'être une question. Haliss tenta d'afficher un sourire goguenard, sans succès ;
- Les gens de votre race m'indiffèrent. Partez avant que je ne change d'avis. Jouant de sa dague entre ses doigts. Il éclata d'un rire, qui la surprit, mais elle fit en sorte de ne rien laisser paraître.
- Et qu'espérez-vous de moi ? Lui lança-t-elle.
- Absolument rien, je cherche juste à comprendre votre intérêt pour mon humble personne.
- Mon intérêt pour votre personne ? Elle éclata d'un rire qui sonna faux. Je pense que vous faites fausse route, je déteste les elfes. Maintenant, passez votre chemin.
- Je les déteste autant que vous. Et sur un ton badin de poursuivre. J'aimerais juste accéder à la passeuse, vous me bloquez le passage, Dame …
- Sinjin ... lui répondit-elle. Elle se maudit intérieurement de lui avoir donné aussi facilement son nom. Elle reprit.
- Ilsendir, c'est bien cela ? Tentant de se donner une contenance en rangeant sa petite lame entre ses seins. Il remarqua son geste et ne put réprimer un sourire presqu'admiratif.
- Vous semblez au fait de l'information. Bravo ! Se moquant d'elle. Elle haussa les épaules.
- Ce n'est guère difficile à savoir, quand on sait où les trouver. Il suffit d'y mettre le prix.
- Certes, lui répondit-il. Et que savez-vous d'autre sur moi ?
- Rien de plus, si cela peut vous rassurer.
- Me rassurer ? Mais, je ne suis pas inquiet, d'autant plus quand je vois l'arme que vous portiez, il y a peu.
- Ne vous fiez pas aux apparences, elles sont parfois trompeuses.
- Elles le sont le plus souvent, oui. Surtout quand je vous regarde, un sourire énigmatique sur les lèvres. Les yeux d'Haliss s'étrécirent.
- J'en reviens donc à ma question initiale. Que me voulez-vous ? Sur un ton agacé. Ilsendir la détailla du regard, puis soupira.
- Vous inversez de nouveau les rôles, Sinjin. Son sourire ironique ne le quittait pas. Elle leva les yeux au ciel.
- Cessons ces stupides jeux, voulez-vous. Il me faut partir. Adieu. Puis se tournant vers la passeuse. A Rune, indiqua-t-elle à Bilia.
- Attendez … Il tenta de lui attraper le bras. Ne me dites pas que je vous effraie ? Haliss se retint, presque malgré elle, de ne pas retirer violemment son bras tant le contact lui semblait doux et sensuel. Elle déglutit difficilement. Troublée, elle le regarda, se perdant à son insu dans le vert intense de ses yeux. Elle secoua la tête, cherchant à lui cacher son trouble.
- M'effrayer ? Balbutia-t-elle. Nullement... Et surtout pas par un elfe. Le ton de sa voix dérailla presque. Il soupira, légèrement désarçonné par la sombre. Puis, sur un ton badin :
- Si vous êtes plus curieuse, passez me voir à Oren.
Puis se tournant vers la passeuse, il lança un « A Oren » et, sans qu'Haliss ait pu réagir, il disparut dans un crépitement.

Longtemps, Haliss resta sur la place de Schuttgart, tentant de comprendre ce qu'elle venait de vivre. Le froid finit par la sortir de sa torpeur. Elle murmura alors à Bilia de l'emmener à Rune.
Arrivée chez elle, elle s’installa devant l'âtre où brûlait un doux feu, après avoir préparé un thé brûlant. Elle revécut la rencontre, en essayant de comprendre ce qui avait pu se passer. Elle finit par s'endormir dans son fauteuil, sans avoir obtenu de réponse.


Le lendemain, elle se rendit à l'hôpital de Rune, où l'attendait Narya. Elles travaillèrent d'arrache-pied à soigner les malades et elle put l'espace d'un moment ne plus penser à cette rencontre, qui la troublait tant.
Elle s'échina à la tâche tant et si bien que Narya se demandait ce qui pouvait autant motiver la sombre. Mais, trop discrète, elle s'abstint de poser des questions. La journée tirait à sa fin, les deux amies se quittèrent, laissant les patients entre les mains des infirmiers, non sans leur donner les dernières directives.
A peine Haliss eût-elle franchi la porte de l'hôpital, que la rencontre de la veille, vint subitement envahir ses pensées. Se devait-elle d'aller à Oren ?
Alors qu'elle arrivait à la passeuse, l'esprit encore troublé, machinalement, elle bafouilla quelques mots. Lorsqu'elle leva les yeux, elle fronça les sourcils, ne reconnaissant pas d'emblée l'endroit où elle se trouvait. Où était-elle ? Elle chercha du regard, tentant de comprendre ce qu'elle faisait à …Oren.
« Mais quelle idiote, cette passeuse ! Elle s'est trompée... A moins que …
Elle n'eût pas le temps de répondre à sa question, des cris la ramenèrent à la réalité.
"Allez chercher de l'eau ! Vite ! Prévenez les sapeurs !"
Elle se rapprocha rapidement des voix et observa la scène. Des gens tentaient d'éteindre un feu, à quelques pas de la passeuse.
- Dépêchez-vous ! Criait un sombre plutôt guindé. Il est à l'intérieur... Haliss tenta de s'approcher mais un autre sombre l'en empêcha.
- Qui habite ici ? Demanda-t-elle
- Le Régent, grogna une sombre. Haliss vacilla. Le feu gagnait sur la demeure, il devenait impossible d'entrer tant la fournaise était intense.
Les sapeurs tentèrent tant bien que mal d'éteindre le brasier, mais, bien vite, ils durent renoncer. Le feu se répandait trop vite.
C'en fut trop pour Haliss. Elle s'enfuit en courant vers la passeuse, sans se retourner. Elle était bouleversée.

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