Age : Un peu plus de trois siècles et demi.
Sexe : Femme.
Race : Elfe Sombre.
Alignement : Loyal mauvais.
Croyances : Shilen, quelque peu Gran Kain.
Langues parlées : Sombre, commun.
Description :
Elle ressemble à une sombre, plutôt fine, élancée, à la musculature agréablement sculptée, aux courbes aussi voluptueuses que celles de ses sœurs, les rares choses qui pourraient la différencier est une taille plutôt grande, presque un mètre quatre-vingt, et la couleur de ses yeux en amande, proche du lilas, mais qui semblent légèrement teintés de carmin autour de ses iris. Son visage est fin, parfait, et ses lèvres légèrement pulpeuses ne sourient que rarement, et très légèrement lorsque c'est le cas.
Sa chevelure quant à elle est foncée, avec quelques perles décoratives. Détachée, elle descend au creux de ses reins. La démarche gracieuse, Larynda est une sombre délicieuse, comme la majorité de ses sœurs. La voix douce, mais le ton froid, sauf avec les personnes avec qui elle se sent proche.
Signes particuliers :
Elle arbore un chapeau orné de quelques plumes, en presque permanence. Elle porte également pendentif autour du cou, en souvenir de son défunt père. De manière plus rare, il est possible d’apercevoir un masque voiler son regard.
Histoire :
Larynda est issue d'une famille noble, reconnue à Illiamaghar. En effet, sa mère n'était autre que la petite sœur de Sadia Drachdal, l'actuelle Grande Prêtresse. Elevée dans les préceptes de Shilen, en apprenant les manières de la haute société.
Plutôt calme et sage dans son enfance, qui fût des plus classiques, Larynda changea beaucoup durant son adolescence, en grande partie au décès de sa mère, emportée par une maladie lancinante qui la rongeait depuis tant d'années. Depuis ce jour, elle n'avait plus quitté ce pendentif, héritage que sa mère portait toujours au cou, un signe distinctif de la famille Drannach, qu'elle avait reçu en cadeau de mariage. Son origine avait peu d'importance, c'était un souvenir, à très grande valeur sentimentale, simplement.
Elle voyait régulièrement sa tante, Sadia, qui la formait en partie elle-même à la magie curatrice et bénéfique pour ses pairs, mais la jeune sombre avait du mal à digérer cette séparation arrivée bien trop vite à son goût. Malgré la présence de son père, rien n'était plus pareil, la sombre se mit à fuguer régulièrement, s'aventurant dans la forêt sombre entourant le village. Elle y passait à chaque fois plusieurs jours, avant de finalement rentrer, guidée par la faim.
Elle savait manipuler une dague, pour faire un sacrifice pour sa Déesse, mais de là à être douée pour la chasse, c'était bien autre chose. Lorsque sa crise fût passée, que ses fugues devenaient plus des escapades qu'elle annonçait, elle se calmait, devenait de plus en plus froide et distante, sauf pour ses proches.
Elle avait reprit plus ou moins régulièrement son apprentissage, sous l'œil bienveillant de sa tante, et au fil de son apprentissage, elle accompagnait régulièrement des templiers, pour les missions relativement proche, assurant ainsi les soins et le soutien pour la troupe.
Les années passèrent, des armées arrivèrent sur le continent, et ils furent bien obligés eux aussi de se défendre contre leurs assauts. Elle était encore trop inexpérimentée, mais avait reçu une éducation stricte, assez élargie, ce qui lui avait valu d'assister quelques matriarches renommées au village, en apprenant plus dans la gestion d'une crise, en fine observatrice.
Les années passèrent, des pertes étaient annoncés régulièrement, l'espoir de revoir son père revenir s'amenuisait petit à petit... Jusqu'à la terrible nouvelle. Elle avait bien grandi depuis qu'elle avait perdu sa mère, cela ne la fit que se renfermer un peu plus derrière sa froideur apparente. Fière, elle continua d'apporter son aide, se rendant compte petit à petit qu'elle était la dernière survivante de sa famille, elle était elle aussi devenue une matriarche.
La guerre prit finalement fin, et son apprentissage pu reprendre, auprès de sa tante dont la santé se dégradait lentement mais sûrement. Mais en dehors de cela, la jeune prêtresse s'ennuyait un peu, seule dans sa demeure au village. Elle rencontra plus tard une sombre, Saskia, c’est le seul nom qu’elle avait eu. Rencontre bonne ou non, la question resterait à jamais sans réponse, la seule certitude était que désormais tout allait changer…
[…]
Une vingtaine d’années plus tard, dans les environs de Shel’Oloth, Saskia précédait Larynda dans une course effrénée. Elles avaient eu le malheur de se retrouver, alors qu’elles découvraient la région entourant le village, face à une sorte de créature arachnéenne bien plus grosse qu’elles deux. La créature gagnait du terrait au fil de leurs enjambées folles, jusqu’à être suffisamment proche pour pouvoir se projeter sur les deux sombres. Saskia se retourna, sa dague sortie dans la direction de la créature et n’eut aucun mal à transpercer une zone vraisemblablement sensible.
Larynda partit en fou rire, alors qu’elle pouvait voir sa compagne de déboires en tous genres allongée sur le dos, et recouverte de la créature gisante, de laquelle un filet de sang verdâtre coulait, offrant une cure de dégoût à Saskia, qui n’arrivait pas à se dépêtrer de l’emprise qu’avait sur elle le… Cadavre. La prêtresse aida son amie, jouant avec le vent pour soulever partiellement la dépouille, jusqu’à ce que la daguiste puisse s’en sortir. Direction un bain proche d’une cascade de la région, elles avaient bien couru.
La prêtresse de moqua de son amie, lui avouant tout de même qu’elle avait eu une bonne idée de lui conseiller d’apprendre la magie du feu par le passé, qu’elle venait de se montrer utile. Puis les deux femmes parlèrent un moment de leurs congénères de la région, si semblables et à la fois différents. Finalement, la magicienne renvoya le problème à Saskia, qui était la principale cause de leur venue ici, non sans reprendre un ton quelque peu hautain et amusé.
Saskia maugréa quelques mots avant de retourner se vêtir, forçant Larynda à en faire autant. Les deux femmes avaient en effet eu quelques ennuis en s’approchant de Shel’Oloth. Il fallait avouer qu’elles avaient plus l’air de deux jeunes dépravées qu’autre chose. Le voyage avait été long, même inespéré, pour ces deux sombres qui avaient à leur trousse la moitié de leur peuple pour un assassinat qu’on leur avait mis sur le dos, pas moins que la nouvelle Grande Prêtresse, celle qui avait succédé à la tante de Larynda.
Elle avait appris à se débrouiller à la chasse, finalement, la prêtresse. Mais quelle idée de suivre Saskia. Que des ennuis. Mais au moins, l’ennui était loin, bien loin. Une vraie gamine qui avait appris à maîtriser le feu, tout autant qu’elle s’était améliorée dans les soins, de quoi être relativement utile dans bien des domaines lors de leurs escapades inconscientes. La seconde était bien plus agile, et adorait sa dague, plus que tout. Elle avait appris les rudiments de la chasse à celle qui n’avait plus rien de noble, sinon le souvenir.
Les deux sombres s’installèrent finalement dans les environs du village des chasseurs, y trouvant tout ce qu’il leur fallait : un lieu plus au moins neutre, où chaque race était acceptée, et surtout une région riche qui leur permettait de subvenir selon les besoins des marchands locaux, qui payaient plutôt bien si on leur ramenait avant les autres ce qu’il leur manquait. Puis un beau matin, Saskia avait disparu…
Une lettre resta d’elle comme héritage, accompagné du chapeau qu’elle avait toujours porté depuis que les deux amies s’étaient rencontrées. Larynda l’enfila, alors qu’elle retrouvait peu à peu cette froideur qui n’avait été qu’un souvenir des décennies durant. Elle marchanda par la suite quelques masques pour voiler son regard, la plupart du temps triste de cette nouvelle perte, contre ce qu’elle ramenait de la chasse.
Elle avait vécu plutôt isolée, durant toutes ces années, avec cette amie qui avait voulu rentrer chez elle, gagnée par le manque, et la prêtresse ressentait une certaine solitude qui la força à se rendre plus souvent en ville, sans pourtant savoir ce qu’elle espérait y trouver. C’est dans la solitude que sa foi envers Mère revint, et qu’elle s’adonnait parfois à un rituel ou l’autre sur les bêtes qu’elle avait chassées.
Et puis la redécouverte du monde se fit, elle arpenta tour à tour chacune des villes, en dehors d’Oren, cherchant à voir ce qu’il restait ici et là, tant ce continent avait lui aussi subi de guerres, et puis elle errait, sans savoir après quoi. Les sombres d’ici fonctionnaient différemment à la surface, c’était pas pareil non plus sous terre, mais le temps et les rencontres lui offriraient une nouvelle chance… Du moins, si Mère le voulait…
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