Les Armes Maudites.

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jinael
Spirit of Andras, the Betrayer
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Les Armes Maudites.

Message par jinael » jeu. 5 août 2010 à 00h47

L'appel.

La terre trembla, le ciel se couvrit... une odeur de sang acre se rependit sur les alentours. Elles étaient là.

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"...Toi qui a soif de Pouvoir, Je t'offrirai la Puissance contre la Promesse d'une Pluie de Sang... Alors... Viens à Moi..."

Elles attiraient les petits comme les grands, les vieux autant que les jeunes. Les Armes de la Malédiction, quand elles apparaissaient, la désolation suivait toujours.. comme dans une compétition macabre pour faucher le plus d'âmes, trancher le plus de victimes. L'une aussi puissante que l'autre, toutes deux aussi viles l'une que l'autre et aussi dévastatrices.
« - Tout d'abord il y a eu ce vacarme qui a déchiré les nuages, et le ciel a pris cette teinte de fin du monde. J'ai eu très peur. Je n'oublierai jamais cette couleur. Puis c'est ensuite que le sol s'est mis à trembler, et j'ai senti comme une vague, une onde, un frisson me traverser de part en part. Il y avait ce murmure, cette plainte... Je l'ai entendue, tout le monde l'avait entendue: nous regardions tous dans la même direction. Certains se sont rués vers la lueur qui scintillait encore dans les cieux, comme un signal, la rage aux lèvres. Moi, j'ai suivi l'escadre, notre capitaine disait que peu de temps après ce sombre présage, un puissant Démon finissait toujours par apparaître et qu'il fallait se préparer à combattre.
Comme il avait raison...
Nous avons cherché pendant des heures, mais c'est moi qui l'ai trouvée, enfichée dans un roc, baignée de lumière écarlate au sein de la forêt. La plainte dans ma tête n'avait cessé d'augmenter, une telle rage, était-ce seulement possible...
Puis j'ai fini par comprendre en m'approchant: cette plainte était la mienne, cette rage était ma rage, ce cri assourdissant, ce rire démentiel sortait de ma propre gorge.
Sans hésitation, j'ai posé la main sur la garde de l'épée et j'ai tiré l'arme de son socle de granite, une gerbe de sang jaillissant du sol. J'ai vaguement senti que je n'étais plus tout à fait moi-même. Mais qu'importait: Ils allaient payer pour la souffrance, la peur, la moindre humiliation que j'avais pu subir au cours de mon existence, la moindre chose qu'on avait pu me refuser.... Le Monde Entier Allait Payer...»
~Témoignage d'une Sentinelle d'Argent après la possession par l'épée du Massacre Zariche~
« - J'étais en train de chasser... et elles sont apparues. La foudre m'a frappé et je me suis évanoui. Dans mon rêve j'ai entendu une douce voix. Elle était si douce et agréable à entendre. Et puis je me suis réveillé, j'ai vu les lames, elles étaient si brillantes, sensuelles... et elles chantaient. Vous comprenez? Je n'avais jamais rien vu d'aussi précieux, je n'avais jamais entendu chanson si belle, je n'avais jamais ressenti un tel désir pour qui que ce soit... Il fallait qu'elles soient miennes...
Alors je les ai prises en main... »
~Témoignage d'un chasseur Orennois après la possession par les Epées de Sang Akamanah~
« - Le futur possédé ne peut que succomber à l'appel, surtout si l'épée le choisit. Elle se transformera en l'objet de ses désirs, l'objet qu'il convoite plus que tout au monde. Et elle noircira son âme, et le possédé fera tout pour la protéger et la garder pour lui seul. Le possédé interprètera les choses à sa façon. Par exemple, un fanatique ira chasser tous ceux qui s'opposent à lui et sa religion. Il sera persuadé que son Dieu, Déesse, aura mis cette arme dans ses mains pour qu'il l'utilise. Un noble guerrier croira qu'il vient de découvrir la vraie force, celle qu'il recherchait depuis si longtemps à travers son dur entraînement, la juste récompense de ses années d'effort. Une prêtresse, portée par son amour pour les siens, pourra croire qu'elle est la seule qui pourra protéger son peuple en s'en emparant la première afin d'éviter que la corruption de l'arme ne touche les siens, et taillera en pièces quiconque essaiera de l'en séparer, afin que l'arme ne tombe pas "entre de mauvaises mains".»
~Extrait du recueil Les épées Démoniaques du Magister Freudériques~


L'épée Du Massacre La Zariche.

La Zariche est une vieille arme, elle a appartenu à Bremnon, un des quatre Dieux des enfers, il représente le symbole de l'infériorité et de la jalousie.
La légende veut que Zariche ait servi d'arme d'exécution au cours de tant de boucheries, durant la Grande Guerre des Dieux, qu'elle a fini par gagner une conscience propre, avide de massacres.
D'autres disent que ce serrait Bremnon qui, lui-même, aurait insufflé une partie de son essence démoniaque à son arme favorite, afin qu'elle se gorge du sang et des âmes de ses victimes.

Aujourd'hui, tant de millénaires après la fin de la Grande Guerre, on ignore pourquoi l'Epée Maudite continue d'apparaître et les circonstances exactes présidant à son apparition.

Mais des centaines de milliers de morts passés par son fil font de Zariche un Démon aux pouvoirs singuliers. Il suffit qu'un malheureux passe à sa portée, pour que ce dernier finisse tôt ou tard par succomber à la tentation de son appel.
Tirer l'épée du sol revient à accepter le Pacte tendu, et Zariche prend alors possession du corps du nouveau Porteur de l'Epée.

Par nostalgie ou fidélité, la Zariche transforme alors l'enveloppe physique du Porteur pour la rapprocher de l'image de son Maître Originel.

Sous cette nouvelle forme, chaque nouvelle victime faite par le Porteur augmente la puissance de Zariche. Ce n'est qu'une fois gorgée de sang et d'âmes, qu'elle retourne, sans prévenir, au Néant d'où elle est apparue.
La seule façon connue d'exorciser le Porteur et de renvoyer Zariche avant terme est d'arriver à lui faire lâcher l'Arme Maudite.
Le contact physique rompu, le Pacte se brise et la Possession cesse immédiatement.
Bien que l'on dise "La Zariche", il est de tradition de considérer le Démon animant l'Epée du Massacre comme masculin.

Une fois qu'elle est apparue sur le continent, il est impossible de déplacer Zariche sans la saisir à pleine main, ce qui revient à accepter le Pacte. Tout autre moyen employé échouera, l'Epée refusant d'être tirée de son socle avec sa volonté propre jusqu'à se trouver un Porteur.

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Les Epées de Sang, l'Akamanah.

La légende entourant l'Akamanah n'apparaissant que plus tardivement dans les textes anciens, laisse supposer que les Epées du Sang ont une histoire plus récente.

Bien que moins macabre, la légende de l'Akamanah ne lui confère cependant pas pour autant des origines moins glorieuses:

Ce serait le Dieu du Chaos en personne, Gran Kain, qui, séduit par les exploits funestes de la Zariche et de ses différents Porteurs au travers des âges, aurait forgé une lame aux propriétés similaires à partir de son propre sang.
Il la nomma Aka.
Mais bien que surpuissante, l'Aka seule ne suffisait pas à émuler Zariche. On dit que Gran Kain aurait alors laissé son ouvrage à l'abandon. Certains prétendent que c'était dans la nature du Dieu du Chaos d'avoir l'esprit changeant, et de se désintéresser promptement d'une chose pour se pencher sur une autre.
D'autres affirment qu'il l'aurait fait à dessein.
Aka fut ainsi longtemps oubliée avant que Shilen, la Déesse Déchue ne vienne à entrer en sa possession.
Voyant la finalité de l'oeuvre inachevée, et la partie qui lui faisait défaut, elle sculpta à son tour une autre lame, dans son propre sang, la bénissant du nom de Manah.
Bien moins puissante que sa jumelle, Manah possédait cependant l'essence qui manquait à Aka.
Toutes deux réunies en un couple mortel d'épées duales, elles s'animèrent d'une conscience unique qui se fit connaitre sous le nom d'Akamanah, l'Epée de Sang.

Animée de l'esprit chaotique insufflé par Gran Kain au travers de l'Aka et des propriétés démoniaques héritées du sang de Shilen au travers de Manah, les nouvelles Armes Maudites apparaissent et disparaissent à volonté, avec le même caprice que Zariche.

Eternellement orgueilleuse de par ses origines, mais aussi profondément blessée de n'être que "la Seconde", Akamanah , à son tour, parcoure le monde à la recherche d'âmes corruptibles.
Une fois après avoir investi son Porteur, elle le transfigure, le façonnant de sa propre apparence, afin que seule son image se reflète dans les pupilles de ses futures victimes.

Akamanah est souvent vue comme une personnification démoniaque du désir sensuel, et tout comme Zariche, il faut rompre le contact physique entre les Armes Maudites et le Porteur pour faire prendre fin à la Possession.


Tout comme pour Zariche, la seule manière de déplacer Akamanah est d'accepter d'en devenir le Porteur, mais en faisant cela, l'individu s'expose à la Possession et toutes ses conséquences.


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L'affrontement.

Rares sont ceux qui ont vu les deux épées arriver en même temps. On dit que, voués à une haine mutuelle féroce, les deux Porteur s'engagent alors dans une compétition effrénée pour voir qui récoltera le plus d'âmes; lorsqu'ils ne s'affrontent pas directement dans un duel fratricide et brutal.

On dit que si le Porteur d'Akamanah arrive à trouver Zariche avant que ce dernier n'ait réussi à séduire un hôte, alors Akamanah aspire la force de sa rivale pour augmenter d'autant sa puissance, dans un éclat de rire narquois devant l'impuissance de l'autre Epée Maudite.
Il en serait de même, dans le cas inverse.

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« Celui qui ne s’est pas constitué d’objectifs dans la vie n’a aucune chance de les atteindre un jour. »
- Seigneur Voraag, Foudre de Guerre

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