[Elfe] Syara

Ici se trouvent les BGs des héros décédés, paix à leurs âmes.

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Lili
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[Elfe] Syara

Message par Lili » sam. 4 octobre 2014 à 22h15

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Nom : Dirllhein
Prénom : Syara
Age :19 ans
Sexe : Féminin
Race : Elfe
Spoiler:
Métier : Apprentie
Compétences :
  • Combat : Combat à mains nues
    Magie : Hydromancienne en devenir
Alignement : Chaotique Bon.
Langues parlées : Commun & Elfique.

Description physique :
Elle est plutôt charmante avec sa jolie morphologie athlétique d'un mètre soixante-dix, son regard bleu et ses cheveux blonds. Elle porte des vêtements assez ajustés et des bottines plates de couleurs neutres ; on trouve autour de son cou une chaîne d'or fin terminée par un petit triangle. À certains, elle rappellera sans difficulté une connaissance.
Caractère : Optimiste et déterminée.

Situation financière : Rentière.
Type d’éducation reçue : Lettrée.

Croyances :
  • Einhasad : Respectée.
    Gran Kain : Craint.
    Eva : Priée.
    Shilen : Crainte.
    Sahya : Respecté.
    Pa’agrio : Respecté.
    Maphr : Respectée.
Relations extérieures :
En principe, sans a priori.

Lili
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Re: [Elfe] Syara

Message par Lili » sam. 4 octobre 2014 à 22h19


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Lorsque je touche terre, j'ai dépassé notre petit convoi depuis longtemps déjà. On est tous les deux à bout de souffle : moi de m'être cramponnée et lui d'avoir soutenu le rythme que je lui infligeais ; pourtant ce moment que nous avons, épaule contre épaule, valait bien ça. Comme s'il était conscient de la préciosité de cet instant, il arrête d'haleter et contemple les colonnes avec moi. En les remontant des yeux, je remarque qu'une partie du toit s'est effondrée et que les murs les plus exposés à la lumière ont été rendus à la Nature. Mon cœur se serre un peu : j'avais imaginé qu'elle aurait été épargnée. J'avance, plutôt fébrile, vers le perron et m'arrête devant la porte d'entrée pour contempler le reflet que me renvoie une des fenêtres rescapées. Je lisse ma chevelure blonde entre mes mains : je vais entrer chez moi pour la toute première fois. Le fait même de penser « chez moi » me tord l'estomac ; c'est ici que j'aurais dû voir le jour et grandir, pas à Cefedellen, ni à Heine, et encore moins à Astéria. La ville qui n'aurait jamais du apparaître sur une carte. Je laisse passer l'appréhension avant de pousser la porte avec précaution. Il y a un hall dont les murs devaient être verts ; les dalles qui couvrent le sol sont lisses et étrangement irisées d'or. En parcourant la pièce des yeux, je les imagine aussitôt vivre ici : les couleurs, les formes, les meubles survivants, l'odeur de pin qui traîne ; c'est entièrement et uniquement eux. L'étrange familiarité qui me gagne me donne confiance et je progresse dans la demeure à petits pas. J’atteins un petit salon quand l'appel de mon nom me parvient de manière étouffée, ils sont là.

À mon réveil, je suis un peu perdue ; je crois que j'ai rêvé que nous étions toujours à Astéria. Je repousse les couvertures et mes pieds glissent doucement sur les pavés d'or. Je cherche la vasque et y verse un peu d'eau en essayant de remettre de l'ordre dans mes pensées. Ma mère n'en est pas revenue de retrouver le brouillard hier, et elle a commencé à se transformer en tyran en calfeutrant chaque issue. Ça n'a pas été une mince affaire avec le toit qui tombe en ruine ; du coup, on s'est un peu moqués d'elle en attendant que la crise passe. Moi, c'était la première fois que je le voyais en vrai et que je ressentais cette énergie dérangeante. L'eau froide me fait frissonner et termine de me réveiller. Je tire quelques vêtements de ma malle pour les enfiler avant de sortir. Je rejoins Draug en petites foulées, il m'imite car je suis certaine qu'il m'a entendue me lever malgré son grand âge. J'enlace gentiment son encolure dont je ne peux faire le tour que depuis trois ans pendant qu'il manifeste son contentement avec son langage à lui : « Draug, Draug, Draug, qu'est-ce que tu fais ? On va se faire gronder... » Je le sermonne doucement en l'harnachant. Ma voix stimule son excitation et je sens qu'il va bientôt se mettre à aboyer si je n'active pas. Je souris en grimpant sur son dos : on détale comme si je venais de mettre le feu aux poudres.

La vitesse me galvanise, si je pouvais, je passerais ma vie à cette allure effarante. Ma mère m'a dit qu'elle avait gagné une course avec Draug une fois sur le continent que Astéria a écrasé. Je n'aurais certainement jamais de meilleure monture que lui, jamais d'autre âme sœur non plus. On ralentit doucement alors qu'on se rapproche d'une ville ; je vois le maître de loin avec sa cape rouge qui m'attend. Est-ce que lui m'a vue ? Je serais bien tentée de le planter aujourd'hui encore, de partir avec Draug explorer toute cette carte, de trouver les héros de l'Ancien Temps et de combattre avec eux. Je n'ai que quelques mètres pour me décider. Mon esprit s'emballe, il avance des arguments incongrus et me fait miroiter mille merveilles ; je déglutis en pensant à la sentence précédente. Mais, au moment où mes yeux rencontrent ceux du maître, mon esprit se vide et ma décision est prise. Mes talons s'enfoncent dans les flancs de Draug et on repart comme deux furies.

Quand nous rentrons, il ne reste que mon père. Il m'accueille avec un sourire narquois et retient Draug le temps que je descende :
« Alors ?
- On est allés à l'ancien champ de course, tu avais raison.
- Qui en doutait ? Passés par Dion ? Tu devrais t'en tenir à l'écart pour l'instant.
- Maman adore ce village, il fallait bien. »
Il tapote ma joue avec une lueur inquiète dans le regard que je connais bien. Il déteste que nous nous accrochions autant au passé, il n'apprécie pas que Maman me raconte tout ce qu'elle a vu. Il tire doucement sur une de mes mèches de cheveux pour que tout s'efface. Nous revenons à la réalité : « Et tu es punie. » J'observe son dos musclé s'éloigner ; même comme ça, je sais qu'il sourit.

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