Véritables nom et prénom : Blavirius Ashaz
Age : 20ans
Sexe : Masculin
Race : Humain
Classe : Archer
Croyances : Kain
Langues parlées : Le commun
Apparence : La couleur de ses cheveux rappelle celle des pierres d'ocre rouge, qui sillonnent le pourtour de la vallée des dragons. Leur reflet encadre un visage des plus ambivalent. Un air juvénile et bienveillant, associé à de longues courbes, acerbes et sombres. La teinte de ses pupilles est semblable à celle d'une émeraude, celles-ci culminant à hauteur d'un bon mètre quatre vingt. Svelte et bien proportionné, le jeune homme semble habile et doué de ses mains.
Psychologie :
« Le mépris efface l'injure plus vite que la vengeance. » Th. Fuller.
« Il est aussi facile de se tromper soi-même sans s'en apercevoir qu'il est difficile de tromper les autres sans qu'ils s'en aperçoivent. » La Rochefoucauld.
« La gloire est le soleil des morts. » Honoré de Balzac, La Recherche de l'Absolu.
Signes particuliers : Aucuns.« Il est aussi facile de se tromper soi-même sans s'en apercevoir qu'il est difficile de tromper les autres sans qu'ils s'en aperçoivent. » La Rochefoucauld.
« La gloire est le soleil des morts. » Honoré de Balzac, La Recherche de l'Absolu.
Histoire:
"Issu d'une famille aisée, Ashel reçût une éducation des plus correctes et ce dès son plus jeune âge. Fils d'un père herboriste, le jeune homme fut bercé par la passion dévorante de son père. Fier résident de Goddard depuis toujours, il aime défendre les valeurs humaines ainsi que la justice. Mature énergique et sympathique, voici les mots qui décriraient le mieux ce grand gamin au grand cœur. A sa majorité, Ashel prit la lourde résolution d'aider comme il le pourrait les siens ainsi que les gens du bas peuple. Son ascendance voyait d'un mauvais œil ses idéaux novateurs et louables étant donné leur milieu social. Mais qu'importe, du haut de ses aspirations les plus dignes, sa voie se traçait devant lui, peu à peu."« C’est une jolie histoire, oui… Quoi qu’un peu banale à mon goût, enfin… »
Un homme, seul, se redressait sur sa chaise. Le regard fixe, dirigé sur un rongeur qui tenait dans une petite cage de verre, posée exactement au centre du bureau. La pièce était grande, silencieuse et éclairée d’un unique lampion. La lampe ne suffisait pas à éclairer tout l’endroit. Seul le bureau profitait des quelques lueurs vacillantes de la flamme, les autres meubles restant plongés dans l’obscurité. Le cliquetis de l’horloge tira le jeune homme de sa rêverie. Un bref coup d’œil s’en suivit, tandis que l’aiguille atteignait le sommet du cadran.
« … »
Son regard s’abaissa alors, sans que sa tête ne fasse le moindre mouvement.
Ses mains quittaient les accoudoirs de sa chaise, pour finalement parvenir jusqu'à la petite prison de verre. Le mulot était allongé, inerte. Son petit corps s’élevait dans les airs, en même temps que la boite qui le contenait. C’est avec précaution que ce dernier vint se lover dans le creux de sa main. Le petit animal se vit finalement allongé sur le bureau, tout en douceur. Son propriétaire s’attarda une fois de plus sur l’aiguille de l’horloge qui achevait sa révolution, juste avant d’en revenir a son cobaye.
C’est à ce moment précis que la porte grinça… pour au final s’entrouvrir de quelques centimètres, une lumière plus intense parvenant dans l’antre de la pièce. Une main tenait la poignée de la porte, quelques secondes s’écoulant avant que le dialogue ne débute.
« Père… »
Le silence perdura malgré tout, tandis qu’un courant d’air se créait entre les fenêtres de la chambre et la dite porte. Le jeune homme assis orienta la tête en direction de la porte, de manière subtile, tandis que la voix se fit de nouveau entendre.
« Je te croyais déjà parti, mon fils… »
L’attention du jeune homme se reportait discrètement sur le rongeur, qui mordillait la couverture en cuir d’un calepin ancien, posé sur le bureau. Ses pupilles logées au coin de ses yeux fixaient le petit être, qui semblait bien en vie. C’est tout en fixant la petite chose qu’il répondit.« J’étais sur le point de le faire. »
Ashaz se levait, ses doigts s’appuyant avec souplesse et finesse contre le rebord du bureau.
La porte s’ouvrit davantage… Son interlocuteur pénétrant par la suite dans la pièce avec lenteur et charisme, tout en continuant son allocution.
« Notre société repose sur un schéma complexe et ordonné, et ce depuis la nuit des temps…»
L’homme s’arrêta devant Ashaz, poursuivant…« Les Huit Dynasties sont considérées comme étant les plus vieilles familles kainistes au monde. En réalité, aujourd’hui, il s’agit d’avantage de réunions d’anciennes familles qui s’associent selon leur domaine de compétence… »
Puis marqua une pause.
« Notre famille… La Quatrième dynastie, les Blavirius… Sommes experts dans l’art du maniement des plantes. Nos lotions et onguents sont des plus efficaces… Et sont très appréciés.
Cela va sans dire…»
Ashaz prit alors la parole, coupant son paternel dans son laïus.Cela va sans dire…»
« Que leurs poisons sont également très répandus…»
Comme à chaque fois, un court silence précédait les répliques de chacun.
Le père regardait le fils, le fils regardait le père.
« Ashaz, tu sais que ces connaissances…»
« Père… »Ashaz souriait, son père radotait toujours autant. Les deux hommes échangèrent un regard. Le plus vieux des deux protagonistes tendit alors son bras droit vers l’épaule de l’autre et y posa la main. Les lèvres du jeune humain s’entrouvrirent alors, laissant s’échapper un souffle régulier et calme, juste avant de prendre la parole.
« Cette main semble si lourde, Père… Pourquoi.»
Ashaz leva la main droite. Celle-ci rejoignant son épaule gauche, se posant sans faille sur celle de son géniteur qu’il sentait se crisper.
«…»
L’homme marqua une brève hésitation, puis changea de ton et de sujet.Son regard semblait plus apaisé et résolu, alors qu’il fixait son enfant, dans le blanc des yeux.
« Ta mère ne souhaite pas te dire au revoir… Elle n’accepte pas le fait que tu voles de tes propres ailes…»
Un mince sourire, presque nostalgique se dessinait sous la barbe du père.
« Tu es mon unique héritier Ashaz. Puis tu dois encore trouver une femme et assurer nôtre descendance…»
« N’oublies pas d’où tu viens… Ni où tu vas… »
« C’est ce que vous m’avez toujours appris… Père. »Les doigts du jeune homme quittèrent ceux de son paternel. C’est de dos que ce dernier lui rétorqua
« Maintenant, va… »