Nom du personnage : Varel Teken'duis
Race: Sombre
Age : 185 ans
Sexe : Male
Classe : Assassin
Croyances : Shilen
Langues parlées : Sombre, commun
Description physique:
De taille moyenne pour un Sombre, Varel a les cheveux gris foncés et les yeux noirs. Sa gestuelle est emprunte de nervosité sauf lorsqu'il se concentre pour être calme. Toujours en alerte il ne cesse de regarder autour de lui comme s'il était traqué. Son dos est lardé de cicatrices. Varel déteste son corps.
(Le nom de la guilde ne sera pas cité dans le récit, volontairement.)
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Quelle ironie….
Cette pensée fugace lui traversait l’esprit alors même qu’il sentait la chaleur de son sang ruisselant le long de son cou, s’échappant de la carotide qu’on venait de lui trancher, maladroitement….
Bien qu’il n’avait pas vu son meurtrier, il savait qui il était.
Leur première rencontre remontait à environ une quinzaine d’année.
Azrael était à l’époque une jeune recrue d’une organisation de voleur et assassin, du haut de l’arrogance et de l’impétuosité de ses 25 ans, il avait réussi à gravir quelques échelons au sein de la guilde. Alors qu’il était tranquillement assis dans la taverne, il eu vent par un de ses contacts d’une marchandise atypique venant d’arriver. Ces derniers temps, les choses lui semblaient fades, insipides. Son regard n’avait jamais été emplit de tendresse ou même de neutralité pour ses semblables, mais ces temps ci c’était une haine profonde et viscérale qui l’habitait. Les marchands qui couraient après quelques piécettes, les prêtres qui ne cessaient de dilapider leur énergie en prêche vaine et inutile, les badauds qui erraient ça et là. Si seulement ils savaient… Pour certains la vie qui s’écoulait à Goddard en ces beaux jours ne sentait que bon vivre et confort mais pour lui ces images ne renvoyaient qu’à une triste pièce de théâtre, sans premier ni même second rôle. C’était seulement après l’indigestion de quelques pintes ou quelques drogues que sa vie lui semblait plus légère. Même les femmes, qu’il avait eu nombreuses, belles et soumises ne lui faisaient plus guère d’effet, c’était le compagnon de jeu qu’il n’avait jamais eu qu’il désirait..
Agé d’une dizaines d’année (en âge humain, soit une soixantaine), Varel était devenu un enfant des rues. Chef d’une petite bande il était dur avec les autres enfants, se montrant parfois cruel et terrorisant les plus jeunes.
Cette fois ci, son plan était simple… le vieil homme rentrait chez lui tous les soirs à la même heure, les enfants s’étaient cachés sur son trajet habituel. Ils lui sautaient dessus, le dévalisaient, le bastonnaient, et s’enfuyaient en courant dans les ruelles qu’ils connaissaient comme leur poche. Le commerçant arriva en sifflotant au moment prévu, il marchait d’un pas tranquille à peine ralenti par sa canne. Varel sorti le premier de sa cachette en hurlant et frappa l’homme à l’aide d’un bâton, les autres enfants suivirent et commencèrent à faire pleuvoir les coups sur le vieux tombé à terre. C’est alors qu’un cri retenti dans la ruelle suivi du bruit d’hommes en armure au pas de course : la garde arrivait. Varel donna le signal en sifflant, tout le monde savait où il fallait se retrouver en s’assurant de ne pas être suivi. Les enfants se dispersèrent rapidement, un carreau d’arbalète fut tiré. Varel s’engagea dans une ruelle poursuivi par un homme en armes, il courrait beaucoup plus vite que lui et malgré la peur, il avait le sourire aux lèvres. Mais il déchanta aussitôt lorsque, ayant tourné à gauche rapidement, il se retrouva face à un mur impossible à escalader. Il se colla au mur tremblant, voyant le garde s’approcher. « Du calme petit… j’te veux pas d’mal… ». Varel cherchait désespérément du regard une issue, il s’apprêtait à tenter de passer au culot lorsque soudain, le garde s’écroula au sol. Son corps à terre découvrit la silhouette d’un homme vêtu de noir, Azrael. Celui-ci restait silencieux, il se contenta d’emmener l’elfe noir pétrifié à travers le dédale de ruelles des bas quartiers… »
Cela faisait maintenant à peu près 15 ans que Varel n’avait plus quitté Azrael. Cette rencontre l’avait revigoré et il ne pouvait plus se séparer du Sombre..
L’humain était un maître dur, sadique, profitant de la jeunesse de Varel, qui l’avait appris très vite, particulièrement pervers.
Au commencement, le Sombre l’accompagnait dans chacune de ses missions, il le gardait soit à ses côtés, raccordé à lui par une chaîne en fer accroché autour de la cheville, soit séquestré dans une chambre de taverne ou dans une antenne de la guilde, lors de fréquents déplacements. Le regard de l’elfe noir commençait à changer, et le maitre n’en était pas moins satisfait de lui.
C’est dans sa pénombre des bas quartiers qu'Azrael avait prit l'habitude de se satisfaire des femmes qu’il rencontrait.
Au fil du temps, il avait commencé à en demander plus, plus de femmes, et avait finit par en arriver aux hommes. Les soirées qu’il passait devenaient de véritables orgies, ou drogues, alcool, hommes et femmes se mêlaient dans un tourbillon de perte et d’ivresse. Cette habitude que l’humain avait prise ne le quittait plus… Il était arrivé aux environs de 35 ans et en pleine force de l’age. Varel le sentait à chaque va et vient que Azrael pratiquait dans les caves et impasses du bidonville, à l’abri de tous les regards, sous l’emprise de drogues qui ne faisaient que lui donner plus de force. Le Sombre avait atteint 24 ans et ces années n’avaient nullement touché son physique . Ses traits étaient toujours fins, son visage angulaire, et cette physionomie qui ne bougeait quasiment pas fascinait l’humain.
De plus la dextérité naturelle de l’elfe noir impressionnait grandement Azrael, il voyait en lui des perspectives alléchantes, un potentiel prometteur. Peu à peu sa relation avec le Sombre avait changé. Quand à lui, Varel, il ne savait vraiment plus pourquoi il restait à ses côtés. La paranoïa de son maître n’avait d’égal que sa perversité, et les débuts avaient été une vraie torture. Rien n’avait été laissé au hasard et l’elfe noir n’avait rien pu tenter..
A force de réflexion, de brimades, de remise en question, il en était arrivé au point où l’humain exerçait un certain pouvoir psychologique sur lui. Les chaînes n’étaient peut être plus nécessaires… Il n’avait de toutes manières plus rien, plus de famille, plus de maison, petit à petit, son essence Sombre disparaissait, enfin le pensait –il.
Tout s’accélère autour de lui, il tombe maintenant à genoux, la main crispée sur sa gorge, ses membres commencent à se raidir...
Les années qui s’écoulèrent ensuite furent de plus en pus intéressantes pour les deux hommes. Leur relation se transforma petit à petit. L’age d’Azrael l’avait assagi. Il consommait de moins en moins de drogue, s’adonnait de plus en plus rarement aux plaisirs charnels laissant cela a Varel, et agissait avec beaucoup plus de sagesse. Il avait continué son ascension au sein de la guilde, jusqu'à avoir le contrôle d’une antenne sur quelques cités. Il prenait maintenant le Sombre presque comme un fils. Peut être les années qui n’avaient pas de prise sur Varel mais qui faisaient leur œuvre sur l’humain lui permettait de croire à un redémarrage à zéro. Quoi qu’il en soit, le dialogue était maintenant instauré, un dialogue d’homme à enfant, d’un père soucieux de transmettre son savoir à un fils. Il lui avait donc appris les ficelles du métier comme il disait. Et de temps à autre, il lui avait même confié quelques taches à effectuer. Il était de plus en plus fasciné par les capacités intellectuelles et manuelles de l’elfe noir. Dans chacune de ses missions, lors de chaque voyage, celui ci l’accompagnait maintenant et profitait pleinement des expériences du roublard. Il lui avait même facilité quelques rapides missions d’assassinat. Mais leur relation commençait petit à petit à s’inverser. La fascination grandissante de Azrael pour Varel, qu’il considérait jadis comme un « animal de compagnie », et le dégoût naissant de Varel pour l’homme qui avait été pour lui le seul rattachement à ce monde durant toute sa jeunesse. Il trouvait l’humain de plus en plus faible. L’attirance que portait Azrael pour l’elfe, lui permettait de le faire céder à n’importe lequel de ses caprices. Varel le savait et s’en servait. Il avait réussi à obtenir certaines faveurs de la guilde, et l’enseignement de l’humain vieillissant se révélait des plus profitable. Le changement physique de l’humain ne jouait guère en sa faveur. Alors que le Sombre commençait à voir ses muscles se dessiner, ceux de l’humain se dégradaient. Ses réflexes, autant physiques que psychologiques, se faisaient de plus en plus lents. Mais il pouvait encore servir. Ses nombreuses missions pour la guilde lui avaient donné un savoir des plus utile. Le maniement des armes, les poisons, les différents style de langage, les subtilités de certaines cultures, il avait accumulé pendant toutes ces années de bons et loyaux services une expérience que Varel ne pouvait se permettre de laisser passer.
Mais petit à petit, le dégoût s’amplifiait…
Et finalement, l’homme ne servit plus à rien…
Sa main vint se poser sur la plaie béante, pathétique, réflexe d’une vie qui se voit fuir…
Puis il s’écroule, son regard fixe le plafond de sa chambre… Un visage vient troubler cette vision statique, commençant à s’estomper, le visage de Varel. Il voit maintenant l’ampleur de son œuvre dans les yeux du Sombre, un regard froid, calculateur, emprunt d’une haine contrôlée par la ruse, le regard de celui qui veut tout, sans rien laisser aux autres..
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Dernière modification par Waduke le lun. 7 mars 2011 à 14h01, modifié 3 fois.
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