- Sur une ferme des champs paisibles de Gludio, vivait un couple, débutant tout juste leur rôle de parents. Tout juste à la bordière de Floran, Jérad et Janis où ils avaient élu domicile, leurs deux fils identiques, Harald et Hettrick. Cependant, même avec leurs airs espiègles, leurs personnalités étaient presque à l’opposé sur certains points. Harald était sage et posé, et Hettrick, une vraie tempête. Ils étaient malgré tout inséparables, et ils partageaient la même ambition. Être paladin.
Cette famille pratiquait un rituel important à chaque soir. Au moment du repas, ils remerciaient Einhasad de leurs donner la santé et la vitalité, et de veiller sur leurs récoltes et le bétail. Harald et Hettrick n’y échappaient pas, ils en étaient même fiers, et se permettaient de prononcer les mots d’hommage, maintenant qu’ils étaient assez vieux. Il fallait bien commencer quelque part, s’ils voulaient combattre le mal et abattre les fléaux.
Un jour, alors qu’ils accompagnaient leur vieillard de père au village pour vendre quelques unes de leurs récoltes à leur Seigneur de Gludio, les deux jumeaux eurent un aperçu de leur avenir devant l’église du village. Quelques hommes en sortirent, une sorte de halo mythique les encerclant. Les deux jeunes garçons les regardèrent, admiratifs devant la grandeur de ces personnes. Ils ne pouvaient espérer plus que de leurs ressembler un jour et de pouvoir égaler leur pouvoir pour servir leur Déesse bien aimée, Einhasad. Alors que Harald et Hettrick rêvaient, l’un d’eux se sépara du groupe pour les rejoindre de sa démarche sereine. Sa bienveillance était palpable, et les jeunes garçons furent surpris lorsqu’il s’adressa à leur père, à propos de sa jambe. Elle était raide et leur paternel se tenait comme il pouvait à l’aide d’une canne. Immobilisé, les garçons ébahis n’osèrent prononcer mots.
Le paladin : « Excusez-moi Messire. Votre jambe a attiré mon attention et je me suis dit qu’elle doit vous faire atrocement mal. Auriez-vous l’amabilité de me laisser vous soigner au nom d’Einhasad ? »
Jérad : « Hey oh, ça va bien, je peux encore marcher, ce n’est pas demain que je serai enterré nom d’une pipe ! »
Harald : « Mais Père tu souffres, laissez le vous soigner, refuseriez-vous la bénédiction d’Einhasad, celle qui nous fait vivre ? »
Le père ne nia guerre les propos de son fils et regarda Hettrick dans les yeux, celui-ci avait l’air d’accord avec les paroles de son frère.
Jérad : « Bien, je vous laisse me soigner »
Le paladin : « Que la volonté de notre bien aimée déesse abrège les souffrances et lui rende la faculté de marcher sans point souffrir. Que la lumière divine posée sur vous vous guide et vous protège. »
Le paladin approcha sa main de la jambe et une lumière apparut du ciel guérissant l’homme assez rapidement.
Le père resta bouche bée devant une telle puissance et ne pouvait contester la bienveillance de sa déesse.
Les jumeaux rentrèrent à la ferme, la tête remplie des évènements de la journée. Leur père leurs laissa le soin de raconter ce qui était arrivé durant la journée, à leur mère, sans négliger les détails importants. Après leur dîner copieux, ils allèrent chacun dans leur lit, et discutèrent jusqu’à ce qu’ils tombent de sommeil. Ils étaient d’accord. À partir de maintenant ils étudieraient pour devenir de grands Paladins, et rejoindre ceux qu’ils avaient vu en ville. Dès le lendemain, profitant de la journée de congé, ils allèrent sur la colline et se trouvèrent quelques branchages en guise d’armes. Ils s’étaient chacun couvert d’une peau d’animal en guise d’armure, ce qui leurs donnait un air assez primitif. Ensuite, selon leur préférence, ils choisirent un bout de bois de longueur désirée. Hettrick opta pour un bâton de bois plus petit, de la taille d’une dague, afin de pouvoir blesser l’adversaire à des points clefs du corps, et pour avoir plus de précision. Harald, plus robuste, préféra pour sa part se munir d’une écorce en guise de bouclier, et d’un long bâton pour mieux se défendre des coups rapides de son frère. Il faut dire qu’en seulement une après-midi, ils étaient assez nuls. Ainsi donc ils décidèrent de reproduire l’expérience le lendemain. Et ils s’entrainèrent pendant des heures, des jours, et des semaines, jusqu’à ce qu’un an plus tard…
Une battue avait été organisée non loin du bois où ils vivaient avec leurs parents. Un ours ravageait les champs et mangeait le bétail et allait même jusqu’à détruire les habitations déjà presque à demi détruites des paysans qui vivaient proches. Harald et Hettrick, qui avaient pris une bonne trentaine de centimètres au cours de l’année, virent que c’était une occasion en or d’exercer leurs talents. Ils proposèrent donc leur aide à ceux qui étaient déjà en charge de la mission. Tous les deux, ils prirent le chemin vers l’Est, et restèrent silencieux, à l’affut d’un quelconque son provenant du plus profond de la forêt. Après quinze minutes de marche, un cri rempli d’effroi leurs glaça le sang. Ils se figèrent et tendirent l’oreille lorsqu’un autre cri leurs perça les tympans. C’était une voix de femme, elle semblait en grande détresse. Mais pourtant, il n’y avait pas le moindre grognement d’ours, ni le raclement de ses griffes contre les arbres. Harald jetta un coup d’œil à Hettrick qui lui fit un signe de tête pour l’encourager à avancer dans la direction de la voix. Ils tenaient fermement leurs bâtons, maintenant bien aiguisés dans leurs mains. Harald n’avait pas apporté son bouclier-écorce, il ne voulait pas être embarrassé dans les bois s’ils devaient s’enfuir devant la menace de l’ours. Ils arrivèrent finalement sur la scène et ce qu’ils virent les révolta.
Un homme tenait fermement une femme contre un arbre, elle se débattait fermement, mais il était trop fort pour elle. Celle-ci grimaçait et pleurait devant l’homme qui lui faisait subir divers sévices traumatisants. De là où ils étaient, ils sentaient une forte odeur d’alcool émanant de l’homme. Il était complètement ivre et ne faisait plus attention au sanglot de la pauvre femme à moitié nue. Ne voulant pas qu’il en profite davantage, Harald se jeta sur l’homme pour l’immobiliser tandis que son frère se jetait dans la mêlée pour l’aider. La femme cessa de hurler et les regarda, stupéfaite, puis elle entreprit de se cacher avec le reste de vêtements qu’elle portait. Elle était en piteux état. Hettrick fit un crochet à l’homme, immobilisant ses bras dans son dos et Harald s’approcha de la femme, la regardant dans les yeux pour lui éviter la gêne de ses vêtements. Hettrick plaça son bout de bois sur la gorge de l’homme ivre qui ne semblait pas trop réaliser ce qui lui arrivait. Ses yeux dans le vague, il regardait la femme avec avidité. Elle détourna le regard et fixa Harald, compatissant.
Harald : « Ne craignez plus rien mademoiselle, nous sommes là pour vous protéger.
Harald regarda Hettrick qui tenait toujours l’homme fermement.
Hettrick : « Rentrons en ville et allons remettre ce débile aux autorités, ils sauront quoi en faire.»
Ils se mirent sur la route de Gludio, Harald prenant soin de la femme, et Hettrick faisant avancer avec peine l’homme ivre. Celui-ci traînait des pieds, Hettrick dut donc user de ses muscles pour le traîner jusqu’à l’entrée de la ville. Heureusement, ils y rencontrèrent quelqu’un qui put les aider. À leur plus grande joie, ils reconnurent le Paladin qui avait il y à longtemps, soigné leur père. Le vicelard commençant à réaliser, profana des menaces aux deux jeunes garçons consternés et épuisés. Le Paladin s’avança en souriant, puis jeta un œil curieux à la femme et à l’homme ivre.
Le paladin : «Oh, mais n’êtes-vous pas les fils de Jérad ? Que faites-vous ici avant la tombée de la nuit, et en si d’étranges compagnies ! »
Les deux frères s’empressèrent de lui raconter leur aventure. L’Homme écouta attentivement en hochant la tête d’un air sérieux.
Les deux frères : « Cet homme abusait de mademoiselle, alors on l’a arrêté, Einhasad ne permettrait pas de tel geste »
Le paladin : « Un geste de grande bravoure pour un si jeune âge. Laissez-moi vous escorter à mon tour jusqu’à l’église. »
Ainsi, le groupe rentra à Gludio. Suite à leur geste de bravoure et de bonne foi, le paladin décida d’en parler au clergé. Après avoir organisé un grand repas de fête pour la capture de l’ours et pour l’acte de courage des jumeaux, celui-ci invita les deux frères à s’entraîner dans l’arrière cour du château, et ainsi à apprendre les coulisses du métier de Paladin.
Le clergé leurs assura que leur famille ne manquerait de rien et qu’ils auraient une vie plus paisible. Harald et Hettrick ne purent qu’accepter cette offre de pouvoir servir Einhasad et ils s’entraînèrent ensemble avec leur maître d’arme, augmentant ainsi leurs forces pour devenir, quelques années plus tard, de vrai servant d’Einhasad.
Harald et Hettrick
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Adintz
Harald et Hettrick
Dernière modification par Adintz le jeu. 6 novembre 2008 à 18h06, modifié 1 fois.
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